L’équipe principale chargée de la réalisation de Sydney 2000 était composée de trois organisations : le comité d’organisation des Jeux Olympiques de Sydney (SOCOG), l’autorité de coordination olympique (OCA) et l’autorité chargée des routes et des transports olympiques (ORTA). L’OCA était responsable de la construction de toutes les installations olympiques permanentes et temporaires, ainsi que de leur aménagement, tandis que l’ORTA avait pour fonction d’assurer la coordination de la planification et de la fourniture des services de transport pour les Jeux. Un ministre du gouvernement de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, Michael Knight, a assuré une direction intégrée : l’OCA et l’ORTA étaient des agences gouvernementales directement responsables devant le ministre, qui, à partir de 1996, a également été le président du SOCOG.
La structure organisationnelle de Sydney 2000 était basée sur le contexte local des Jeux et de la candidature de Sydney, ainsi que sur le besoin de coordination entre les différentes organisations. Dans le cadre de la procédure de candidature, l’État de Nouvelle-Galles du Sud s’est engagé à prendre en charge la totalité de la construction olympique et à assumer les éventuelles pertes d’exploitation, ce qui a nécessité un rôle important de l’État dans la préparation et l’organisation des Jeux. De solides mécanismes de coordination entre l’État et le gouvernement fédéral ont été soutenus, dans la mesure du possible, par la législation.
Cette intégration avec le gouvernement présentait un certain nombre d’avantages. Par exemple, en tant qu’organisme gouvernemental, l’ORTA était mieux à même de gérer les risques réglementaires, politiques et financiers importants liés à la fourniture de services de transport pour les Jeux. Le haut niveau d’intégration a également permis la préparation, le suivi et le reporting d’un budget olympique global (gouvernement plus SOCOG).
Le modèle a évolué depuis l’attribution des Jeux en 1993 jusqu’au milieu de l’année 2000, avec une intégration opérationnelle significative entre les agences olympiques dans les neuf mois précédant les Jeux. Par exemple, des cadres clés de l’OCA ont été nommés aux comités du conseil d’administration du SOCOG et le directeur général de l’ORTA a également occupé le poste de directeur général adjoint de l’OCA. L’interaction entre toutes les agences s’est progressivement affinée et, au moment des Jeux, elles ont été réunies au sein d’une structure opérationnelle intégrée par le biais du groupe de coordination des Jeux, présidé par le ministre.















